Suppression du chômage : un coût raisonnable


L'énoncé « 2 millions d'emplois en 6 mois » peut apparaître démagogique, tellement nous avons été habitués ces 20 dernières années à subir le chômage. Pourtant plusieurs autres pays européens s'en sont sortis, tous avec leurs propres méthodes.

Avant d'aller plus loin, nous vous demandons, pour que vous soyez convaincu, que vous refassiez vous-même ces calculs. Prenez une calculatrice, le résultat en vaut le coup.

1- Les données existantes

Pour mémoire, voici les chiffres actuels sur lesquels nous nous basons (vous pouvez les vérifier sur les sites internet du gouvernement ou d'encyclopédies en ligne telles que Wikipedia.org). Ces chiffres sont des moyennes obtenues entre 2004, 2005 et 2006. Ils peuvent varier quelque peu, mais jamais de façon significative pour mettre ces calculs en doute.

Ces montants sont déjà intégrés dans le budget de l'Etat, et ils continueront d'être payés tant qu'il y a du chômage. C'est uniquement pour information, ils sont inchangés dans le projet.

Mensuel moyen actuellement perçu Nombre moyen de bénéficiaires Coût annuel total actuel (déjà payé)
Assedic 1081 euros/mois 2 380 000 30 887 millions d'euros
RMI 357 euros/mois 1 250 000 5 360 millions d'euros
ASS 435 euros/mois 450 000 2 350 millions d'euros
Aucune - 600 000 -
TOTAL 4 680 000 38 597 millions d'euros

2- Nos propositions

Aujourd'hui le chômage coûte directement près de 40 milliards d'euros à la collectivité (et beaucoup plus indirectement). Tant qu'il n'existe aucune solution crédible à court terme pour le résorber, ce coût doit être maintenu dans tous les calculs qui suivront.

Dans notre projet , on rajouterait un complément :

Montant MOYEN mensuel à atteindre Montant moyen de l'indemnité compémentaire Rappel du nombre de bénéficiaires Coût complémentaire annuel
Assedic 1350 euros/mois 269 euros/mois 2 380 000 7 683 millions d'euros
RMI 1050 euros/mois 693 euros/mois 1 250 000 10 395 millions d'euros
ASS 1200 euros/mois 765 euros/mois 450 000 4 130 millions d'euros
Aucune 980 euros/mois 980 euros/mois 600 000 7 060 millions d'euros
TOTAL 4 680 000 29 268 millions d'euros

MAIS, recettes de l'Etat :

  • surplus de TVA suite à l'augmentation du pouvoir d'achat : 3,7 milliards d'euros
  • cotisations supérieures à 1.200 EUR/mois, non exonérées : 4,2 milliards d'euros

Coût intermédiaire : 21,37 milliards d'euros pour 4,5 millions de bénéficiaires
Financés par les 24 milliards d'euros du budget de la Formation professionnelle

Ce coût net intermédiaire de 20 à 22 milliards d'euros est inférieur aux 24 milliards du budget annuel de la Formation professionnelle. Les salariés ont le choix entre maintenir pour leur propre cas personnel le système existant de la formation professionnelle, ou souscrire à ce projet qui leur garanti un complément de rémunération en cas de chômage, auquel cas ils admettrons ne plus avoir droit au bénéfice de la Formation professionnelle.

Nous insistons bien pour faire la différence avec d'autres partis politiques qui eux aussi prétendent faire appel à la formation professionnelle pour différents financements. Nous, dans notre projet, nous ne prenons pas l'argent qui est réservé aux différents salariés pour financer d'autres causes. C'est le salarié lui-même qui choisit ce qu'il veut faire de son argent :

  • soit continuer avec le système actuel qui lui donne droit à la formation professionnelle, et aux Assedic à hauteur de 57% de son salaire brut dans les conditions que nous connaissons (il renonce donc à faire appel aux nouvelles garanties que nous sommes en train de proposer),
  • soit demander que la part à laquelle il a droit de formation professionnelle lui serve de garantie contre le chômage, et à payer ce complément pour atteindre les 90% de son ancien salaire.

Il s'agit d'une hypothèse maximale : on montre qu'on peut donner du travail à tout le monde, à condition que des lois en ce sens soient votées.

Quand on parle de 4 millions et demi de chômeurs, il s'agit de statistiques. Ces chiffres intègrent bien plus que 4 millions de personnes : en effet, deux demandeurs d'emploi qui travaillent sur 6 mois ne sont comptabilisés que pour une seule personne. Ce projet, en comptant large, prévoit donc de donner du travail à 5 à 8 millions de personnes. Ce travail est temporaire, dans l'attente d'un CDI en entreprise par exemple. Mais c'est déjà ça de pris.


Mais tout n'apparaitra pas comme ça. Pour que ça marche, il faut laisser le principe du volontariat. Ainsi, le "flux" des personnes qui souscrivent à ce programme sera régulé. On table sur 350.000 nouveaux emplois en association par mois, soit 3 fois ce qui se fait actuellement sans difficulté pour les créations d'entreprises (avec les contraintes financières en moins). Ca fait un peu plus de 2 millions d'emplois en 6 mois.







   

Il est 16 h 2 min. Page créée en 6 ms.
\