Aides de l'Etat au secteur privé


Les allègements et autres aides de l'Etat n'ont jamais été recensés de manière exhaustive. Autrement dit, l'Etat ne connait pas bien les « cadeaux » qu'il fait aux entreprises. Fin 2005 le gouvernement de M. de Villepin lance une commission (exactement le « Conseil d'orientation pour l'emploi ») avec pour idée de voir :

  • s'il serait possible de remettre en question les aides suites à des restructurations
  • s'il faut continuer à aider les entreprises par divers allègements de charges sur les bas salaires

    Ce rapport qui explique qu'aucun recencement n'est effectué reprend une autre étude (rapport relatif aux « Aides versées par l’État aux entreprises : recensement et justifications économiques », d'un groupe de travail de l'École nationale des Ponts et Chaussées) sur 355 aides publiques aux entreprises, qui chiffre à plus de 3,5% du PIB le montant de ces aides, soit 56 milliards d'euros en 2004 et 59 milliards d'euros en 2005. Arrondissons à 60 milliards pour 2006.

    Ces chiffres incluent 6 milliards d'euros d'aides aux entreprises publiques (SNCF..., mais hors hors contrats de service public et subventions d’investissements). On remarquera au passage que 90% des aides le sont pour des entreprises du secteur privé, et seulement 10% pour le secteur public (à méditer lorsqu'on entend que le secteur public coûte cher...).

    Les allègements de charges occupent une part importante, soit plus de 20 milliards.

    Les fortes subventions de l'agriculture dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC) ne sont pas prises en compte dans ces chiffres. Il s'agit bien ici de subventions et d'allègements destinés au secteur marchand de notre économie.

    Pour mémoire, pour l'éradication complète du chômage et indemniser 4 millions de volontaires en associations suivant notre programme, nous demanderions aux entreprises de payer 20 milliards (1% de leur production).



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